Entrée 6 : L’important et violent Orange Mécanique

Aujourd’hui, j’ai décidé de m’atteler à un grand nom du cinéma, ce cher Stanley Kubrick et son film Orange Mécanique. Après avoir travaillé dur sur une analyse du film pour un cours, j’ai trouvé quelques informations intéressantes sur le film et sur le rapport qu’il entretient avec le spectateur. C’est parti.

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Un petit résumé pour ceux qui n’aurait jamais vu ce chef d’oeuvre. Dans un futur pas si éloigné que cela, Alex Delarge est un adolescent aux allures un peu étranges. Lui et son groupe de droogies aiment les soirées d’ultraviolence afin de se divertir comme il se doit. Portant des masques, ils sèment la terreur dans toute la ville. Malheureusement, dirigeant ses droogies d’une main de fer un peu trop rigide, ces dernier décident de trahir Alex. Après avoir commis un meurtre, il se retrouve alors en prison où il doit purger une peine de 14 ans. Seulement, après 2 ans, on le retrouve sage comme un agneau et volontaire pour suivre un programme appelé Ludovico censé le faire sortir de prison et ne jamais l’y faire retourner en deux semaines.

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Vous rentrez dès à présent dans une zone de spoiler.

Ce programme Ludovico est encore au stage expérimental et Alex est le premier cobaye. C’est ainsi qu’Alex se retrouve drogué sans le savoir avec on ne sait quelle vitamine, attaché sur un siège dans une camisole de force avec « des écarteurs de yeux », à regarder des films horribles sous l’oeil attentif des médecins. D’abord amusé, il en devient très vite dégoûté. Ainsi, toute la beauté du programme apparaît. Alex devient “bon”, il est malade dès qu’il pense à la violence.

Ce qui est intéressant dans ce film est le rapport qu’il entretient avec le spectateur. Au début, logiquement, il déteste ce petit jeune délinquant qui lui est présenté. Et pour cause, la violence dont il fait part empêche toute empathie ou identification de la part du spectateur. Après le traitement, Alex apparaît en tant que victime est non plus en tant que bourreau. Ces anciennes victimes se vengent, le laissant impuissant et sans défense à cause de la maladie qui l’emprisonne dans son corps. C’est pour cela que le spectateur finit par créer des sentiments pour ce personnage atypique au premier abord.

Orange_mecaniqueSeulement, Kubrick a affirmé lui même que : « Alex au début du film représente l’homme dans son état naturel. ». Donc, aussi barbare qu’il puisse paraître, il n’en reste pas moins un homme qui n’est juste pas conditionné à vivre en société. Mais en participant à ce programme, la bonne volonté de Alex est “involontaire”. Ce n’est pas lui qui décide s’il doit être gentil ou mauvais, il n’a pas le choix. Son libre arbitre lui a alors été retiré. Et pourtant, le libre-arbitre reste l’une des qualités fondamentales de l’être humain.

Par conséquent, le spectateur ressent des sentiments humains au moment où Alex est alors privé de libre-arbitre, donc lorsqu’il n’est plus théoriquement humain. Alors que lorsque Alex est un homme sauvage et bestial, non conditionné à vivre en société, au début du film, le spectateur le trouvera inhumain. Pour ma part, ce bouleversement de sentiments fut tel qu’à la fin du film, j’ai été heureuse qu’Alex retrouve son état “normal”.

Pour conclure, ce film nous raconte le passage d’un être humain abjecte et inhumain à une coquille vide bonne mais malade et victime par le biais d’une méthode inhumaine et de la manipulation des autorités de la société. De plus, il pose beaucoup de questions sur la condition humaine, sur le libre-arbitre et sur le bien et le mal. Tellement de choses que c’est normal pour le spectateur de s’y perde un peu. Tout cela en gardant l’esthétique simple et belle de Stanley Kubrick. Orange Mécanique est d’ailleurs conservé à la Bibliothèque du Congrès des USA pour son importance culturelle, historique et esthétique.

Enfin bref, tellement de choses à dire pour un film si conséquent, qu’il est impossible de tout dire. Surtout, un film à voir ou à revoir en cette petite semaine de relâche, afin de repartir du bon pied pour le reste de la session. En parlant de cela, bonne vacances et à bientôt.

Carol Hett

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