BREAKING NEWS : “La fin est proche. On se croyait éternels. Mais c’est la vie. On vous dit adieu, avec dignité et fierté. C’est le dernier compte à rebours pour le Comte. Trois, deux, un … Le reste est silence. “

Aujourd’hui, ne restera pas dans ma mémoire comme le jour du Superbowl, mais comme le jour de la mort Phillip Seymour Hoffman. J’ai donc décidé d’arrêter tout et de regarder par hommage Good Morning England.

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Good Morning England  nous plonge en 1966, alors que le rock explose dans le monde, et notamment au Royaume-Uni. Pourtant, la BBC n’en diffuse que très peu et donc, des radios ‘pirates’ apparaissent afin d’occuper l’antenne avec du sexe, de la drogue et du Rock’n’Roll. Le film raconte l’histoire de Carl qui vient d’être renvoyé du lycée. Sa mère décide de l’envoyer auprès de son parrain afin qu’il retrouve le droit chemin. Or, son parrain, Quentin, n’est peut être pas le plus recommandé pour ça. Il est le directeur d’une radio pirate, Radio Rock, émettant en toute clandestinité depuis les eaux de la mer du Nord. À peine embarqué, Carl va découvrir l’équipage atypique mais attachant: les animateurs de la radio. Mais le gouvernement britannique est bien décidé à les faire taire, car il  juge la musique diffusée par ces radios de «pornographiques» et écoutés seulement par des «drogués».

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Ce film rend hommage au Rock du début jusqu’à la fin. Et, surtout lors du générique, qui fait apparaître des jaquettes des disques qui ont marqué le Rock’n’Roll. Le film est d’ailleurs constitué d’une bande son totalement effrénée et sans équivoque. Du rock en long en large et en travers accompagne cet équipage hétéroclite qui, comme la musique, sont pleins d’énergie. Ce film donne le sourire, donne envie de danser et de hurler à gorge déployée. Bref, on passe un bon moment.

19064391Alors que la plupart des adultes des années 60 sont tous plus puritains les uns que les autres, la jeune génération glisse doucement mais avec un grand sourire dans l’esprit rock en mettant leur radio sous leurs oreillers pour écouter dans le secret le plus absolu les radios pirates. En effet, c’est justement le fait que ces radios soit interdites qui stimule la jeunesse. Ils se sentent libres en écoutant Radio Rock – allégorie de toutes les radios pirates dans le film – qui dépasse les normes radiophoniques de l’époque. D’ailleurs, le Comte – un animateur de Radio Rock à l’ego-surdimensionné interprété par notre cher Phillip Seymour Hoffman – se donne le défi de prononcer pour la première fois le mot ‘Fuck‘ à l’antenne. Et il y arrive ! Radio Rock est un symbole de liberté pour la jeunesse qui cherche à se marginaliser de leurs parents.

De plus, peut-être que le réalisateur, Richard Curtis ne cherchait pas nous plonger en pleine réflexion avec ce film tout à fait divertissant, mais on se pose tout de même des questions intéressantes. Le film représente une génération qui a conquis sa liberté et qui s’est affranchis du puritanisme omniprésent de l’époque. Il nous permet inconsciemment de savourer notre liberté que d’autres ont acquis. Il faut en être conscient et savoir en profiter, tout en essayant de la maintenir présente au quotidien. Voici l’héritage des radios pirates – que probablement certains de nos parents écoutaient. Merci à vous.

Bon, ok, Phillip Seymour Hoffman a joué aussi beaucoup d’autres rôles. Sa filmographie est gigantesque, mais il fallait bien choisir UN film (s’il faillait en choisir un deuxième, je dirais la 25eme Heure de Spike Lee). Bref, Phillip Seymour Hoffman, on t’aime.

Carol Hett

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